Hunger Games II embrase tout sur son passage

Près d’un an après la sortie du premier volet, Katniss Everdeen est de retour dans un deuxième Hunger Games incendiaire. Rébellion, meurtres, sentiments, tout est là pour séduire le téléspectateur. Et ça marche. Retour sur le phénomène qui enflamme vos écrans.

Commençons, pour les novices, par expliquer ce qu’est « Hunger Games ».
Hunger Games, c’est une trilogie de science-fiction, écrite par Suzanne Collins,  sortie en 2008. Les deux premiers romans ont chacun été premiers sur la « New York Time best seller list » des meilleures ventes hebdomadaires aux États-Unis, et le troisième a été en tête de toutes les listes de best-sellers américaines. Rien que ça. Au moment de la sortie du film adapté du premier livre en 2012, la trilogie s’était déjà vendue à plus de 26 millions d’exemplaires…

De quoi ça parle ? Ça parle surtout d’une fille. Non je plaisante, voilà un peu le topo : nous sommes plongés ici dans une période du futur indéterminée où le « Capitole » est une région riche et prospère, pleine de fêtes, d’argent et de débauches. Elle apparaît également comme étant technologiquement futuriste, alors que les douze districts qui entourent ce fief, demeurent dans différents niveaux de pauvreté, de faim et de terreur. Une vraie démocratie en somme.

75 ans avant le début des romans, les districts se sont révoltés contre ce fameux « Capitole », mais leur révolution a malheureusement échoué (oui je me permet un « malheureusement ») : la répression a été impitoyable et le 13ème district a été bombardé et rayé de la carte…  Pour punir cette révolte, le Capitole organise alors chaque année les « Hunger Games » (Jeux de la faim), où chaque district est contraint d’envoyer un garçon et une fille (de douze à dix-huit ans) tirés au sort : les vingt-quatre « tributs » sont conduits dans une arène et doivent s’entre-tuer jusqu’au dernier survivant. Le vainqueur est largement récompensé et retourne dans son district avec suffisamment d’argent et de nourriture pour le reste de sa vie.

Les Jeux sont télévisés pour le divertissement des citoyens du Capitole, – une sorte de secret story – alors que ceux des districts sont obligés de regarder leurs enfants mourir en direct, leur rappelant chaque année la suprématie du Capitole. On a vu mieux comme programme télé, vous êtes d’accord.

Après « Hunger Games », place à « Hunger Games : l’embrasement ».
Le premier film fut globalement bien accueilli par la critique. Pour son premier week-end d’exploitation à l’affiche, le film totalisait 152,5 millions de dollars de recettes au box-office nord américain, devenant ainsi le troisième meilleur démarrage de tous les temps aux États-Unis et au Canada. En France, il comptabilise pas moins de 1 722 542 entrées.

Mais nous allons davantage nous intéresser au second film, sorti le 27 novembre dernier. N’y allons pas par quatre chemins, cette adaptation du second livre de Suzanne Collins, promettait, par ses bandes-annonces et autres trailers, toujours plus d’actions, d’ennemis puissants, et de batailles à morts.
Dans « Hunger Games », nous suivons les aventures de Katniss Everdeen, – vous voyez, je vous avais dit que ça parlait d’une fille – 17 ans, qui, le jour de la Moisson, se porte volontaire lorsque sa petite sœur est tiré au sort.

Synopsis.
Katniss Everdeen et Peeta Mellark, victorieux aux derniers Hunger Games, entament la tournée de la Victoire dans les différents districts. Sentant que la révolte gronde dans les bas-fonds de Panem, le président Snow ordonne le retour de tous les tribus vainqueurs pour un massacre de grande envergure dans les jeux de l’Expiation.
Qu’on se le dise tout de suite, je ne fus absolument pas déçue par cette adaptation. Ayant dévoré en à peine un mois la trilogie, j’en attendais pourtant beaucoup. Mais c’est une adaptation très respectueuse et fidèle au livre que j’ai découvert au cinéma. Tout y est. Contextualisation, sentiments, chaque élément du livre a su être reporté à l’écran avec brio. C’est un second opus bien meilleur que le premier que nous offre ici Francis Lawrence.

Une satire remarquable.
L’argent, le pouvoir, la démesure. C’est sans aucun doute ce qui caractérise le « Capitole ». Tout au long du film, nous allons découvrir comment ces personnages, riches, arrogants, se moquent des districts miséreux. Comment le président Snow tente de maîtriser cette rébellion qui lui file entre les doigts. Il se pose en dictateur, en ombre menaçante pour Katniss et ses amis. Et le soulèvement prend alors encore plus de sens.

Une intrigue plus poussée.
Concernant les Jeux, c’est plutôt une agréable surprise. Si les 74èmes Jeux ne proposaient finalement rien de bien original – si ce n’est une arène plate avec la possibilité pour le haut juge de tout contrôler -, ici il en est tout autre : nous sommes face à une arène bien pensée, avec une énigme à la clé que doivent résoudre les tributs pour pouvoir survivre. La lutte contre l’environnement est beaucoup plus présente, nous proposant quelque chose de plus abouti que dans les premiers Jeux.
Les personnages secondaires sont, quant à eux, beaucoup plus présents. Dans le premier volet, c’est tout juste si on connaissait leur nom. Ici on s’attache davantage aux seconds personnages, qui se révèlent, chacun à leur manière, importants pour l’histoire. On aurait même apprécier d’en savoir un peu plus encore sur eux. A voir sans doute dans le troisième opus.

Des acteurs en progrès.
Jennifer Lawrence. L’actrice principale porte à elle seule le film. Elle interprète parfaitement le personnage de Katniss Everdeen. Drôle, émouvante, violente, elle sait donner vie à son personnage. Après tout, ce n’est pas pour rien que madame a eu un Oscar de la meilleure actrice pour « Happiness Therapy ».  Les acteurs en général semblent juste dans leur rôle, on commence enfin croire à l’histoire, détail qui contraste avec le premier film.  Hunger Games – l’Embrasement nous offre également de très bonnes images.

Il y a tout de même du moins bon.
Il faut être honnête, tout n’est pas bon non plus dans ce film. Le jeu de triangle amoureux, trop poussé à l’écran, agace. Gale, Peeta, Gale, Finnick, Peeta.. On ne sait plus où donner de la tête et Katniss non plus. Détail qui n’est pas présent dans le livre et qui est trop poussé à l’écran. Dommage.
Autre mauvais point. La longueur du début. 1h13. C’est le temps que mettent Katniss et Peeta pour entrer dans l’arène. Du coup, c’est long, trèès long. Mais nécessaire à la compréhension de l’histoire et du contexte. Quelques passages sont également trop excessifs ou survolés : [ ATTENTION, SPOIL ] le bébé, le mariage… On en parle et puis… on oublie. Et ça aussi, c’est dommage.

Un film qui a plu.
L’Embrasement est un second volet bien plus abouti, qui a su corriger les défauts de son cadet, tout en promettant une aventure bien plus prenante et plus complète pour le spectateur. Une chose est sûre, les fans eux, ont été conquis par « Hunger Games : l’Embrasement » et en demandent encore… Tout comme moi !

                                                                                                                                                          Sophie W.

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