Une seconde vie pour les planches de skate

Maxime Cœur est un jeune messin de 23 ans. Il a trois passions dans la vie : l’art, le skate et l’écologie. Il les a réuni pour créer son entreprise Organ Skateboard, l’hiver dernier. Maxime nous a ouvert les portes de son atelier. Portrait.

Casquette à l’envers, chemise à carreaux bleue, devant son écran d’ordinateur Maxime a le sourire jusqu’aux oreilles. Il y a de quoi. Il nous accueille chaleureusement dans son tout nouvel atelier, situé rue des Huiliers à Metz. « Attendez avant de filmer, j’ai pas tout rangé c’est un peu le bordel » nous dit-il en riant. L’endroit est plutôt sympathique. Des boites entières de vinyles sont entassées près de la table. Des skateboards appelés « cruzers » sont disposés à gauche sur un poteau, comme des trophées. Il y en a un peu partout sur les murs aussi. Une vitrine remplie des produits dérivés que fabrique le jeune messin attire le regard dès qu’on entre dans la pièce. A droite se trouve LA fameuse rampe de skate dont tout le monde parle. L’atout premier de l’atelier de Maxime, c’est ça. Et ça sent les grosses soirées en musique à skater. Justement le jeune homme nous avoue être un peu fatigué d’une soirée organisée la veille. Banco. Mais l’atout numéro 2 de l’atelier de Maxime c’est le bois. Il prédomine un peu partout : frigo, tables, chaises ou encore palettes. « Tout est recyclé ici » explique-t-il.

Le jeune homme vient de se lancer en tant qu’auto-entrepreneur en créant sa propre entreprise : Organ Skateboard. Son but ? Allier ses trois passions : l’art, le skate et l’écologie. « Cela fait 12 ans que je skate. Je suis passionné par l’art et très sensible à l’environnement. D’où l’idée de ce projet. » Pourtant il y a quelques mois, Maxime vivait une sérieuse période de chômage. Mais il ne voulait pas rester chez lui à ne rien faire. Il avait besoin de se bouger, de créer quelque chose. C’est ainsi qu’est né l’idée d’Organ Skateboard« J’ai commencé dans le garage de René, un ami retraité » se souvient-il en souriant. Le voici maintenant dans son propre atelier, à Metz, donnant une seconde vie aux planches. « Ça me fait peur, forcément. On attend beaucoup de moi, donc c’est assez flippant.« 

« Tout est allé super vite » explique Maxime. Lauréat du concours « Envie d’agir » organisé par la ville de Metz, puis du concours « Defilor », le jeune homme reçoit alors pas mal d’argent pour investir dans son projet. « Mais ma famille et mes amis, en plus de la région Lorraine, m’ont énormément aidé » souligne-t-il. « J’ai eu un gros coup de pouce de la part d’amis infographistes ou issus de la culture street. Sans eux, cela aurait été très difficile de commencer et me faire connaître. »  Car il ne s’est fait connaître que grâce aux réseaux sociaux. « Ça n’a pas été difficile de me lancer mais c’est plutôt stressant je dirais. Je n’ai qu’un CAP d’ébéniste en poche et je dois tout gérer seul… J’ai déjà énormément de commandes de part le monde entier. C’est ouf mais c’est que du positif. »

Maxime sera présent à la East Block Party de Metz du 14 au 18 mai pour présenter ses travaux. Il animera quelques ateliers cet été pour sensibiliser les jeunes à l’écologie, toujours autour du skate. En attendant, découvrez le travail de Maxime à travers ce reportage, au sein de son atelier.

Texte : Sophie Wiessler
Vidéo : Thomas Toussaint

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